Les syndicats vont-ils ruiner la nouvelle saison de l’Opéra de Paris ?

Programmation ambitieuse, retour des plus grands noms du chant international, répertoire varié et mesures en faveur du jeune public : cette première saison de Stéphane Lissner devait être pour l’Opéra National de Paris celle d’une véritable renaissance.

Las, après Madame Butterfly samedi dernier, c’est au tour de Platée  d’être annulé au dernier moment. Ainsi, en 48 heures, les deux soirées d’ouverture de la saison 2015/2016 de l’Opéra National de Paris viennent-elles tout simplement de passer à la trappe, en raison d’un mouvement social. Et ce n’est pas fini !

En effet, selon France Musique, « le syndicat de la fonction publique FSU a déposé un préavis de grève le 9 juillet portant sur les premières de six spectacles à Bastille et Garnier cet automne. Le préavis porte sur le doublement d’une prime de modulation et de variabilité horaires des techniciens et son intégration dans le calcul des retraites ».

On laissera bien sûr chacun juger du bien-fondé de ce nouveau mouvement social à l’ONP. On regrette toutefois qu’il intervienne au moment précis où un changement de direction devait enfin redonner un peu de lustre à cette scène lyrique.

Et, comme à chaque fois, on ne peut s’empêcher de se demander quelle est la représentativité réelle de syndicats capables de faire perdre chaque soir des centaines de milliers d’euros à une institution vivant à 50 % de l’argent public. Et quel est leur respect pour un public (dont une partie importante vient de Province et de l’étranger), prévenu par SMS à 16h …

Les syndicats vont-ils ruiner la nouvelle saison de l’Opéra de Paris ?